Conséquences


Quelles sont les conséquences pour les communautés ?

Pour les victimes de l’accaparement des terres, la première conséquence est évidemment la perte de l’accès à la terre ou à la forêt, voire la destruction de leurs logements ou de leurs habitats. Pour des gens qui survivent uniquement grâce à leur propre production, cette perte peut immédiatement mener à la pauvreté extrême et à la malnutrition. Cela est déjà en soi une atteinte aux droits de l’homme, mais dans de nombreux cas les expulsions sont en plus très violentes, puisque la résistance locale est souvent brisée à coups de matraque. Ainsi, les conflits sociaux se multiplient autour de ces projets.

Une partie des personnes expulsées est engagée sur les plantations en tant qu’ouvriers agricoles, mais il s’agit généralement d’un travail journalier, mal rémunéré et sous des conditions de travail déplorables. La majorité des familles chassées migre vers d’autres régions à la recherche de terrains appropriés, entrant en conflit avec d’autres communautés, ou vers les centres urbains. Les personnes, qui ont perdu leurs terres et qui n’ont d’autres qualifications que celle de paysan, ont du mal à se reconvertir dans d’autres métiers. Le résultat est une paupérisation en milieu rural et un agrandissement des bidonvilles en milieu urbain.

Pour les familles qui ne sont pas touchées par l’expropriation mais qui vivent à proximité des plantations, la cohabitation est très difficile. Les plantations ont besoin de beaucoup d’eau et l’emploi massif d’intrants chimiques peut empoisonner la nappe phréatique. En plus, les agents de surveillance, engagés par les entreprises, ont tendance à harceler les habitants avoisinants.

Quelle est l’évolution future? >

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