Résistance


Renforcer la société civile

Si un changement du modèle agricole permettrait d’enrayer le phénomène de l’accaparement de terres sur le long terme, le contexte actuel, caractérisé par une avancée soutenue de l’agriculture industrielle dans les pays en développement, demande des solutions urgentes. Une des expériences qu’on peut tirer des dernières années, c’est que la résistance locale constitue souvent le meilleur moyen pour empêcher l’expulsion des populations autochtones de leurs terres.

Les organisations paysannes et les syndicats, ainsi que les ONG de développement et les ONG environnementales, sont d’une importance primordiale dans ce processus. Elles mobilisent les habitants, les informent de la situation et de leurs droits et font des campagnes publiques. L’objectif est que les investisseurs et les gouvernements prennent conscience des dégâts sociaux qu’ils occasionnent avec ce type de projets et de leur mettre la pression pour changer de cap. Cette résistance s’est accentuée considérablement ces dernières années et a déjà connu quelques succès sur le terrain.

Des associations au Luxembourg soutiennent directement des organisations locales qui se battent sur le terrain. L’ASTM par exemple soutient le syndicat paysan KMP aux Philippines ou l’organisation paysanne CUC au Guatemala, qui sont directement impliquées dans la lutte contre l’accaparement des terres dans leurs pays respectifs. D’ailleurs, les associations dans les pays occidentaux font également un travail important de sensibilisation et de plaidoyer politique pour renverser la tendance.

Interdire les agrocarburants de première génération >

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