Concentration


La concentration des terres

Au niveau régional, cette concentration des terres dans les mains de quelques acteurs a évidemment des répercussions sur le secteur foncier : les prix pour les terres dans les régions touchées ont tendance à grimper. Pour des populations qui n’ont que très peu de revenus, il est dorénavant impossible d’accéder de nouveau à des terres. En général, cette concentration est très difficile à renverser, y compris par des moyens politiques. Une redistribution des terres des grands propriétaires vers les petits paysans par le biais d’une réforme agraire est rendue impossible par les contrats signés entre les Etats et les investisseurs ou par des traités d’investissement bilatéraux. Cette évolution mène aussi à une concentration des richesses et par conséquent à une concentration de pouvoir.

Au niveau mondial, la ruée vers les terres agricoles des pays en développement mène à une concentration des terres dans la main des grands acteurs économiques, puisque les champs de milliers de petits paysans se retrouvent finalement en possession de quelques entreprises. Et qui dit concentration des terres, dit concentration de la production alimentaire. L’évolution vers un secteur agraire mondial qui n’est contrôlé que par une poignée d’entreprises peut avoir des répercussions sérieuses sur le niveau des prix alimentaires mondiaux et donc sur la faculté des populations pauvres à se nourrir. Cela mène aussi à la disparition de cultures traditionnelles et à une uniformisation de l’alimentation au niveau mondial. Des produits, qui peuvent même avoir une signification culturelle dans le contexte local, disparaissent au profit de sortes à haut rendement.

Quelles sont les solutions pour remédier au problème? >

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