Souveraineté


La souveraineté alimentaire en péril

La plupart de ces grands projets agro-industriels, qui se mettent en place dans les pays en développement, ont comme objectif d’exporter la production vers le marché mondial. Il existe souvent des clauses dans les contrats entre inves-tisseur et gouvernement, ou même dans les traités d’investissement bilatéraux, qui leur donne le droit d’exporter jusqu’à l’entièreté de la production. Si des cultures vivrières sont transformées en monocultures orientées vers l’exportation ou en monocultures de plantes énergétiques, la production d’aliments directement destinée aux marchés régional et national diminue. Cela mène au paradoxe que des pays agraires ne peuvent plus garantir l’alimentation de leurs populations – urbaines et rurales – par leur production interne et deviennent de plus en plus dépendants du marché mondial et donc vulnérable à des chocs extérieurs. Quand les prix pour les aliments sur le marché mondial s’envolent, les plus pauvres sont les premiers touchés.

L’augmentation de la vulnérabilité des populations pauvres devient particulièrement visible quand on considère les projets agricoles implémentés par des Etats. Par exemple, certains pays arabes ou asiatiques veulent garantir l’approvisionnement en aliments de leurs populations en investissant dans des terres agricoles en Afrique de l’Est. En cas de crise alimentaire mondiale, la production en question est rapatriée pour nourrir leur population, tandis que les communautés pauvres qui vivent près des plantations, pourraient mourir de famine ou de malnutrition.

L’exode rural programmé >

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